Hommage à Richard Hamilton

Richard Hamilton, artiste britannique né en 1922 à Londres, est décédé mardi 13 septembre à l’âge de 89 ans.

L’Atelier Parisien revient sur la carrière de cet artiste pas comme les autres.

Richard Hamilton fait partie des pionniers de l’Art Populaire qui est devenu par la suite le fameux Pop Art, largement popularisé aux États-Unis par Jasper Johns, Andy Warhol, Roy Lichtenstein et autres. Il sera resté célèbre dans l’histoire de la pop culture entre autre pour le design de la fameuse pochette du White Album des Beatles, sortie en 1968 : un carré blanc avec le nom du groupe se détachant en légères lettres grisées, et portant à l’origine un numéro de série. Un design pas très compliqué, qui associe la musique du groupe à l’art minimal, mais qui reste l’une des plus célèbres pochettes de disque de l’histoire.

Il fit, avec quelques autres, une entrée remarquée sur la scène de l’art en 1956 lors de l’exposition This is tomorrow, à la Whitechapel Gallery de Londres, avec son fameux collage Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing? — apposant le mot POP sur la sucette (lollypop) d’un bodybuilder égaré dans un intérieur bourgeois, il fondait ainsi le Pop Art. La pièce résume la démarche de Hamilton : dénoncer par le télescopage d’éléments antagonistes, la pollution des images par le biais de la publicité et de la télévision, et l’invasion des objets de consommation.

Par la suite, l’artiste se consacra à la peinture et à la sérigraphie, réutilisant notamment des photographies, comme dans la série Swingeing London 67, qui reprend une photo de son marchand, Robert Fraser, et de Mick Jagger lors de leur arrestation pour possession de drogue, ou dans une série consacrée au militant irlandais Bobby Sands.

Richard Hamilton fut assermenté par Marcel Duchamp pour réaliser une copie de son Grand Verre pour la Tate de Londres, ainsi que de plusieurs de ses ready-made. Un passage de témoin d’une génération à l’autre qui témoigne de l’importance de l’artiste, considéré par Jonathan Jones, critique d’art du Guardian, comme « l’artiste britannique le plus influent du XXe siècle ».

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